PATRIMOINE
ET ARCHITECTURE
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Les hommes vivent sur un espace, un temps.
Ils laissent quelques traces de leur passage et transmettent
un savoir, ainsi les générations se succèdent .
CORMOZ, c’est un espace, un bourg et ses hameaux entourés de
riches terres de cultures et d’herbages ; ce n’est pas encore la plaine,
toujours un peu des ondulations que le Revermont aux pierres calcaires
laisserait à regret.
CORMOZ , c’est une histoire en Bresse Savoyarde aux confins
de la Bresse Bourguignonne et de la Comté ; il est de cette terre de France, aux
régions diverses et riches où dans le passé les hommes exploitaient leurs
ressources locales pour survivre ; ils utilisaient les matériaux naturels pour
leurs constructions, ils nous ont ainsi légué un beau patrimoine architectural
et un habitat populaire typique.
En Bresse Savoyarde et à CORMOZ en particulier, les anciennes
générations ont construit maisons, fermes et églises en utilisant la pierre du
Revermont, le bois de chêne ou de frêne du pays et l’argile toujours
sous-jacente.
Cet habitat est original, on retrouve quelques similitudes en
Alsace et en Normandie.
Le bois de chêne sert pour les colombages (« poutres
apparentes ») , l’argile brute pour le pisé et le torchis, l’argile cuite pour
les briques et les tuiles canal ou romaines.
CORMOZ dans l’Ain est à la limite de la Saône et Loire ;
cette limite est une très vieille frontière :
-juridique, droit coutumier au nord, droit écrit au sud
-linguistique, langue d’oïl au nord, langue d’oc au sud
-architecturale, toits couverts de petites tuiles plates au
nord (les toits à deux inclinaisons par pente des petites fermes louhannaises),
tuiles canal, dites romaines au sud (les toits des fermes de CORMOZ sont les
derniers à en être couverts avant de passer en Bourgogne).
Les fermes en Bresse Savoyarde, à CORMOZ notamment, sont de
très
longues nefs renversées rassemblant tous les bâtiments de ferme et d’habitation, parfois un fournil, un poulailler, un pigeonnier forment une autre
construction parallèle à la première, un puits pittoresque par son âge vénérable
complète parfois l’ensemble, il capte l’eau de la nappe phréatique partout
présente à plus ou moins grande profondeur.
Les travaux et les jours passent, le patrimoine ne s’efface
pas totalement, la modernité ne l’a pas tout phagocyté, de beaux vestiges
demeurent et même, au détour des chemins bocagers, on découvre de vieux
bâtiments en bon état d’entretien ou rénovés.
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